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Gravir le toit de l’Europe est le rêve de beaucoup d’alpinistes, parfois même de personnes qui ne pratiquent pas régulièrement la montagne. Si l’arrivée au sommet ne peut laisser personne insensible, l’ascension du Mont Blanc reste une entreprise sérieuse qui se prépare.
Il est notoire que sur trois prétendants sans guide, un seul arrive au sommet, un n’y est pas arrivé faute d’entraînement physique suffisant et le troisième n’a pas de chance avec la météo. A cette altitude, le vent peut souffler très fort et le temps changer très vite. Il est nécessaire de savoir s’orienter, même dans le brouillard et de nuit. Ceci n’est pas pour vous décourager, mais pour rendre à cette montagne la considération qu’elle mérite, et pour vous éviter les erreurs qui peuvent conduire à l’échec. Engager un guide vous permettra d'avoir un taux de réussite plus près des 2/3 que de 1/3. Ma statistique personnelle de réussite avec clients sur les trois dernières années est de 75%.
Une bonne course commence donc par un bon entraînement, en randonnée, en footing ou tout autre sport d’endurance régulièrement pratiqué. Avant l’ascension, il est souhaitable de s’habituer à l’altitude, faute d’avoir le temps de s’acclimater complêtement, en faisant une, voire plusieurs courses de neige entre 3500 et 4000 m d’altitude. Au sommet du Mont Blanc, la pression d’oxygène est réduite de 45%, et la VO2max, c’est à dire notre capacité physique, amoindrie de 30%. Quelques brefs séjours en altitude ne peuvent pas vous acclimater au sens médical du terme, mais vous habitueront aux effets de l’altitude et vous permettront de connaître la réaction de votre corps.